mardi, mai 15, 2007

ITINERAIRE : Archéologie industrielle et Cast iron à Crespi d'Adda



Depuis 1995, CRESPI D’ADDA figure sur la liste des lieux déclarés Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco. Sa situation dans le Parc Adda Nord de 5000 hectares, le long du fleuve Adda, offre non suelement des promenades le long des prairies, des bois, des étangs, paradis des rainettes, canards, cygnes, hérons... mais permet aussi de découvrir le long de la rivière, entre Villa d’Adda et Cassano, des sites industriels historiques dont le point d’orgue sera CRESPI D'ADDA


CRESPI D’ADDA fut pendant une cinquantaine d’années le fief de la famille Crespi qui acheta près du fleuve, en 1876, 85 hectares de bois pour y installer ses nouvelles usines textiles.



L’histoire avait commencé à la fin du XVIIIe par une petite teinturerie et se perpétuait ici dans la création d’un village ouvrier avec ce souci paternaliste des industriels de la fin du XIXe où le patron qui vivait sur place fournissait non seulement le travail mais aussi le logement, l’école, l’hôpital et l’église...
Sauf qu’ici s’y ajoute un souci architectural voulu par Cristoforo Crespi avec des bâtiments qui déclinent le vocabulaire médiéval ou renaissance sur de nouveaux matériaux et nouvelles structures. Le fer et la fonte voisinent avec des rosaces étoilées en brique, des fenêtres et des grilles en fer battu dans le meilleur style néo-gohique.
Il faut aussi s’attarder sur les détails de la somptueuse villa Crespi, véritable château veneto-mauresque d’Ernesto Pirovano (1894-1897) dont la torion a bien pu inspirer le sommet d'un gratte-ciel de NY.



Mais la véritable structure sociale “idéale” et le plan d’urbanisme tels qu’on les voit aujourd’hui, on le doit à Silvio Crispi, qui s’inspira du modèle anglais et allemand au retour de ses études à l’étranger. Pour remplacer les “casernes de papa”, il fit construire des pavillons individuels pour des familles entouré d’un jardinet (aujourd'hui occupées), des villas pour les cadres, une église, un théâtre, un lavoir et des bains publics.


Il fit planter une pinède et même un cimetière sur lequel veille encore l’imposant mausolée de la famille Crespi.



ITINERAIRE

ARCHEOLOGIE INDUSTRIELLE et
CAST IRON à CRESPI D'ADDA





Crespi d’AddA se situe entre Milan et Bergame (25 km environ). Sur l’A-4 (Venezia/Milano), sortie Capriate. Le village se trouve à 10 minutes de la sortie d’autoroute mais pour une visite des sites archéologiques industriels des bords de l’Adda, mieux vaut commencer à IMBERSAGO.
Pour les amateurs de vélo, c’est ici que commence aussi la piste cyclable. D’ici on peut faire la petite traversée jusqu’à Villa d’Adda avec l’ancien traghetto qui navigue toujours sans moteur selon un procédé attribué à Léonard de Vinci si l’on s’en réfère au dessin du maître conservé à la bibliothèque du château de Windsor. Vers le sud c’est ensuite la Digue de Robbiate et la centrale de Semenza (1920) qui évoquent combien l’eau devint l’élément essentiel dans la production de l’énergie électrique.

On traverse le pont en fer de PADERNO, bel ouvrage de la fin du XIXe (18887-1889) pour arriver, sur la rive milanaise, à deux centrales hydroélectriques : la centrale Bertini (1898) à PORTO D'ADDA de style néogothique et la centrale Esterle de style néo-renaissance (1914) à RESEGA . En suivant le fleuve on arrive à TREZZO où se trouve l’élégante centrale Taccani (1906-1909) qui surplombe le château qui lui date de 1385.


D’ici on rejoint CRESPI D'ADDA (parking et plan au centre d'information)



On peut terminer par VAPRIO où se trouve le “château” de Velvis une des plus anciennes usines de velours de la région (moitié du XIXe), par CASSANO pour ses quais du Linifico Canapifico Nazionale (1873) et son château (1311) ancienne résidence des évêques de Milan et enfin par TREVIGLIO pour le polyptique de l’église San Martino, Madone et Saints de B. Zenale et B. Bultinone (1485), un chef d’œuvre de la renaissance lombarde.

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